Publié par HISPANIGAB

Avant-propos

C’est avec une infinie tristesse que nous vous avons appris le décès de notre aîné, ami, collègue et modèle, le Professeur Paulin BITHOUGAT, « el maestro de los maestros » ce fatidique dimanche 3 mai 2020.

Nos pensées vont avant tout à son épouse Rachel et à sa famille pour qui il sera sans doute irremplaçable.

Que ce monde est étrange !

Que tous ceux qui l’ont connu et aimé, trouvent à travers ces quelques témoignages parfois laconiques, souvent poétiques mais toujours profonds, l’expression du respect, de l’admiration que nous lui portions, Nous, ses collègues du département d’Espagnol de la grande maison de l’Education Nationale.

Certains avaient été les élèves de Señor Bithougat, puis sont devenus ses collègues, ses amis. Les plus chanceux ont eu l’opportunité unique de travailler à ses côtés et ont ainsi pu profiter en direct et sans intermédiaire de son savoir, de son savoir-faire, de son savoir vivre mais surtout de son savoir-être.

Mais la dimension de l’homme était si forte, si puissante que même ceux qui n’ont fait qu’entendre parler de lui, on quand-même pu puiser à la source de sa science.

Le bon Dieu n’aura autorisé à ce grand homme qu’un séjour d’une soixantaine d’années  (1953-2020). Et le professeur Bithougat aura consacré plus de la moitié de sa vie aux autres à travers le noble métier d’enseignant. Le genre d’enseignant qui imprègne profondément l’esprit de tous, élèves ou pas.

C’est seulement au moment où il tire sa révérence que nous nous rendons compte que nous avons côtoyé un grand personnage.

Hans Denis BEKALE

Secrétaire Général d’HISPANIGAB

 

HOMMAGE AU PROFESSEUR PAULIN BITHOUGAT!

Un professeur est mort, une lumière s’est éteinte.

Le Gabon vient de perdre un digne fils, la corporation perd un enseignant et le département d’espagnol perd une référence.

Un guide s’en est allé, au terme d’une vie professionnelle bien remplie et au parcours sans faute.

Tu étais parmi les plus distingués, les plus fins, de nos enseignants d’espagnol.

Tu as toujours voulu servir et honorer tes collègues et tes élèves.

Tu étais le premier à arriver au lycée, et le dernier à le quitter Toujours prêt à montrer l’exemple.  Homme humble, tu as toujours tenu à la dignité. Même lorsque tu blâmais, tu le faisais avec tact et respect. Même quand tu sévissais, on parvenait à comprendre que c’était pour la bonne cause.

Nous garderons de toi, le souvenir d’un bon pédagogue, mais surtout et encore d’un considérable homme de lettres.

En effet, ironie du sort, TIO, comme t’appelaient affectueusement tes élèves, quitte la vie que tu aimais tant, un 3 mai.

El tres de mayo, titre d’un tableau de maitre du peintre Espagnol, Francisco DE GOYA, que tu expliquais avec passion à tes apprenants.

Paulino, comme t’appelaient tes proches et intimes, même si ton œuvre n’est pas accrochée sur les murs, tel le chef d’œuvre d’un peintre, elle est présente partout dans la vie, à travers les élèves que tu as formés. Tu étais une vitrine pour nous les jeunes générations, par conséquent, tu resteras un musée.

Ton décès reste assimilable à l’incendie d’une bibliothèque.

Maestro, Tu nous as simplement devancé, nous sommes convaincus que tu es désormais auprès du Très Haut. Nous, nous réjouissons à l’idée de te savoir dans un monde meilleur.

Maestro, Tío, Paulino, tu as désormais rejoint la terre de tes ancêtres, de là où tu es, continue de veiller sur les tiens, continue d’inspirer tes jeunes collègues.

Tío, Paulino, Maestro, Nous, enseignants d’espagnol du Gabon, nous membres et sympathisants de HISPANIGAB te disons à l’unissons :

«Que en paz descanses y que dios te acoja en su reino.

Adiós colega, hasta siempre en nuestros corazones »

 

HISPANIGAB

Au nom de tous les collègues qui auraient voulu te rendre hommage.

Mise en pages et correction : Hans Denis BEKALE et Irène Olga AMBASSA

Paulin BITHOUGAT

          Ce monsieur m'a enseigné en 1ère et Tle au Lycée d'État de l'Estuaire. Il m'a très bien formé. C'est lui qui a fait naître en moi la vocation d'enseignant.

Devenu enseignant, il me plaisait de lui dire, pour lui signifier, avec une pointe d'humour, combien il a positivement impacté ma formation et ma carrière : "C'est à cause de vous que je suis devenu professeur d'espagnol".

Ironie du sort, Paulino, comme l'appelaient affectueusement ses proches et intimes, quitte la vie, qu'il aimait beaucoup, le 03 mai (El tres de mayo), titre d'un tableau de Goya qu'il expliquait avec passion à ses apprenants.

Le décès de ce grand homme est assimilable à l'incendie d'une bibliothèque.

Maestro, reposez en paix et que Dieu vous accueille dans son royaume.

Franck Alain DOUKAGA, Enseignant en service à la Direction Générale des Examens et Concours. Libreville.

UNA FUENTE DE MOTIVACIÓN PARA OTROS.

       Martí dijo:

“Educar es  depositar en cada hombre toda una obra humana que le ha antecedido”

Durante mis estudios no lograba comprender el valor del significado de estas palabras.

Maestro no pude conocerle, pero durante mi pequeña vida laboral escuché testimonios suyos, buenos y graciosos a veces. Un hombre firme y Único el orgullo de sus alumnos y de sus colegas.

Una fuente de motivación para otros.

No le conocí pero usted transmitió su obra en la lengua Castellana.

Un ejemplo, como docente que soy quiero seguir.

Maestro usted se marchó pero dejó sus huellas en cada rincón de la enseñanza en Gabón. Su obra permanecerá viva generación tras generación.

Maestro, estas huellas que sembró en cada uno de sus alumnos me permitirán a ser mejor persona, a ser mejor docente, a transmitir lo que aprendí.

A veces me pregunto si podré ser un día como usted.

Tengo mucho que hacer, pero sí sé que usted nos ha dejado con toda una obra.

Hoy por usted he podido comprender este pensamiento martiano.

Génévie Gerta MANGUILA, Lycée Jean Paul Emane Eyegue. Libreville.

HOMMAGE AU PROFESSEUR, PAULIN BITHOUGAT !

" Seul le souvenir nous venge de la mort "

Le Gabon perd un digne fils, la corporation,  un enseignant et le département une référence.

Un professeur est mort, Hommage au professeur, Paulin BITHOUGAT !

" Seul le souvenir nous venge de la mort "

Le Gabon perd un digne fils, la corporation,  un enseignant et le département une référence.

Un professeur est mort, une lumière s’est éteinte.

Un guide s’en est allé au terme d’une vie professionnelle bien remplie et au parcours sans faute.

Tu étais parmi les plus distingués,  les plus fins  de nos professeurs d’espagnol. Tu étais un bijou, un vrai bijou.

Nous garderons de toi le souvenir d’un considérable homme de Lettres.

Qui, après toi, pourra égaler ta concision, ta danse des mots, ton élégance verbale, ton génie du dire tes fulgurances, ton éclat ?

Tu étais une vitrine,  tu resteras un musée.

Même si ton œuvre n’est  pas accrochée sur les murs comme celle d’un peintre,  elle est présente partout  dans la vie, à travers les élèves que tu as formés.

Ceux que tes élèves ont finalement gardé,  au plus profond d’eux, toi que l’on raillait du sobriquet de " Paulino ", c’est d’être allé chercher Francisco de Goya y Lucientes et de quitter ce monde " un tres de mayo".

Tes cours avaient placé la barre très haut, et ils sont restés dans toutes les mémoires. Tu étais un maître,  un pur maître.

Tu es parti trop tôt,  surpris par ta propre mort. Eh bien, il n’y avait que la mort pour surprendre un sacré guerrier comme toi.

Tu venais de nous quitter en  ce 3 mai 2020; c’était donc cela la mort!

Et depuis ce jour,  c’est toujours ta voix qui résonne dans le répondeur ; ce répondeur qui fait si mal mais qui fait que tu es toujours là,  si proche de nous.

Adiós Paulino !

Omar FAYE, Professeur d’espagnol au lycée d’Application Nelson Mandela, Libreville.

BONJOUR À  TOUS, À  VOUS JEUNES HISPANISTES EN ACTIVITÉ !

Je m'autorise  d'écrire en français  pour être plus audible vu que je ne pratique plus cette langue depuis 3 ANS. Je voudrais ici parler d'un homme que J'AI eu la chance de côtoyer  dans le cadre de notre sacerdoce  commun: l'enseignement de la langue ESPAGNOLE...

En trois  décennies  et poussière  d'années  nous avons travaillé  avec passion, nous  avons vidé  nos cerveaux pour donner à  ces jeunes gens et jeunes filles le meilleur...lui au LYCÉE  D'ÉTAT  DE L'ESTUAIRE, moi au LYCÉE  NATIONAL LEON MBA.

 J'attendais avec FERVEUR  l'approche des examens de fin d'année  (Baccalauréat  et B.E.P.C.),  pour retrouver  mes chers collègues  de tous  les horizons du NGANGA.

C'était un grand moment d'échange, de patriotisme, d'hispanisme...

Je garde de Paulin BITOUGAT, le souvenir d'un enseignant réputé  et passionné, d'un amoureux  de la langue espagnole, qui s'offrait annuellement  des voyages en Espagne, pour se ressourcer dans le berceau de cette langue.... Il était  un bon vivant, affable, érudit.

Son épouse  Rachel BITOUGAT, formée  à  la même  école  que lui, était,  un binôme confirmé!!!!  Il était  pour moi plus qu'un frère... Il formait  un tout  pour moi. Il était  un complice avec qui je  pouvais  encore apprendre de la civilisation et de la culture du monde hispanique   et hispano- américain...

C'est un frère  de poids que j'ai perdu...mon double  en plus fort...

Je suis anéantie  par les conditions dans lesquelles il a  été  traité  au C.H.U.L et qui  ont provoqué  sa mort...

Denise NYANGUI MOMBO, Hispaniste retraitée.

"APRENDI A DOMINAR EL TARTAMUDEO 

GRACIAS A TI SEÑOR BITOUGAT"

En tercer año en la ENS mi problema de tartamudear hizo que la dirección de aquel entonces pensaba que un docente no podía ser un tartamudeo. Ya estaban en trámites para enviarme en la facu, como lo sabéis hablar es lo primordial para un profe.

Yo ya veía mi vida fracasada porque ir a empezar de nuevo en la facu era un fracaso. El director me dijo que me iban a matricular en 2º año.

Gracias a Dios, este ano teníamos a señor Bithougat como profesor del español en el colegio, cuando se enteró de eso, fue a ver al señor director para decirle que mi problema no era algo fatal, el mismo era un ejemplo de un profe tartamudeo, desde este día me enseno como controlar el estrés, y la respiración para poder hablar.

Este mismo año era cursillista de la señora Ntoutoume Mve en LEE donde señor Bithougat impartía clases, siempre se acercaba de mi tutora para saber cómo actuaba yo, incluso venía a seguir mis prácticas. Su apoyo y el del señor Mombo Igor fueron muy determinante para mi éxito. Puedo decir que le debo a señor Bithougat el hecho de ser docente de español hoy.

Otra cosa, cuando le nombraron director del CESPAO, este año tenía un montón de "casos" para matricular y fui allí con la intención de pedir su ayuda, pero no sabía cómo empezar porque para mí no era mi colega sino siempre mi profesor y estaba yo delante de su despacho sin saber cómo iba a empezar.

De repente abrió la puerta y cuando me vio, el mismo me llamó"colega, entra entra, que haces alli esperando, estás en tu casa aqui, porque vas esperar así...." Nada más en su despecho me preguntó "¿sí colega, que puedo hacer?”. Le entregué los dosieres que tenía y él les matriculó todos sin pedirme nada.

Algo que mi director en Oloumi se había negado hacer.

Así que tengo de señor Bithougat muy buenos recuerdos.

También su manera de hacer interrogaciones: sobre diez, sobre cinco, como cálculo mental con los verbos. Nos va a faltar mucho.

Eliane ANDEME OBAME, Profesora en el Lycée Paul Emane Eyegue, Libreville.

AU REVOIR MAITRE !

Je disais souvent à mes élèves :

Il y a un enseignant à qui j'offrirais sans hésitation mon fauteuil pour m'asseoir sur un banc en face de lui, Paulin BITHOUGAT. L'homme qui a imposé la sonorité espagnole au nom d'un établissement francophone: CESPAO.

Établissement qu'il a géré pendant 2 ans sans budget. Récupérant par ci par là tout ce qui pouvait permettre aux jeunes gabonais d'étudier.

L'homme qui te refusait une place dans son établissement quand tu lui tendais une enveloppe d'argent, disant que c'est l'école de la République.

Combien de fois tes collègues et amis, qui, pour cet agissement t'auront traité de "maboule qui allait mourir pauvre!"  Tu as toujours tenu à ta dignité. Généreux tu as été, toujours prêt à inviter tes amis à prendre un pot dans un café, à manger dans un restaurant, tel un "parfait espagnol".

Tu as toujours voulu servir et honorer tes collègues et tes élèves. Tu étais le premier à arriver au lycée, le dernier à le quitter, toujours prêt à montrer l'exemple. Homme humble, tu me félicitais toujours quand je te présentais une épreuve que j'avais conçue.

 Avec des ciseaux et un peu de colle, tu montais rapidement un document. Aux élèves de sixième et ce cinquième pendant les récréations tu apprenais déjà à saluer et à prendre congé en espagnol, car disais-tu: "Deseado, je fais la promotion de l'espagnol !"

Désiré ELLA OWONO, Professeur d'espagnol au lycée de Mikolongo, ancien élève de Paulin BITHOUGAT.

A TOI PAULINO

Prière qu'une place royale te soit réservée d'avance au palais.

Auprès du père dans le ciel en compagnie des anges et archanges.

Unique dans ton genre, marqué par cette élégance fascinant tout apprenant.

Libre d'esprit et d'expression tu es resté.

Intégrité, noblesse et humilité faisaient une parfaite harmonie en toi.

Nulle part je ne pourrai fixer à nouveau ce sourire rassurant hélas si ce n'est que dans un souvenir joyeux.

Bientôt le présent fera place à l'imparfait en parlant de toi.

Intérieurement je me comble de sentiments pleins d'émotions à temps plein.

Tendresse, amitié, générosité et loyauté les caractérisent.

Orgueilleuse, je vais demeurer, en pensant au géant hispaniste.

Utile de le clamer haut et fort il me semble.

Généreusement je peux continuer à suivre tes pas.

Heureusement pour moi de t'avoir côtoyé.

À quand nos retrouvailles chaleureuses et certaines, cher doyen et ami?

Tous ces vers juste pour vénérer le grand nom d'un grand homme.

PAULIN BITHOUGAT.

Marinette ADA EDOU ép. ADZABE, Complexe Jean Hilaire Aubame Eyeghe, Libreville.

HOMMAGE À UN AINÉ, SERVITEUR PASSIONNÉ

DE SON PAYS LE GABON

LUI, C'ÉTAIT Paulin BITHOUGAT...

Enfant dans les années 70 à l'école d'Application d'Akébé ville, j'avais pour camarade de classe feu Philémon BITHOUGAT.

C'est donc en toute logique que nos silhouettes  arpentaient réciproquement nos domiciles. Chez lui, il y avait le Patriarche Père BITOUGA et épouse. Mais aussi ses frères et sœurs aînés, à savoir Paulin, Jean Noël, Christiane et bien entendu Felix dit Fondoko, le plus célèbre de tous,  en ces années-là au regard de son talent de jeune footballeur. Le Football et les BITHOUGAT c'était un peu quasi inné chez les garçons. L'histoire retiendra en effet que Paulin se distinguait déjà pas mal. Il eut même l'honneur et le privilège de prendre part à la prestigieuse coupe du Gabon de l'époque avec la sélection provinciale de la Ngounié....

Si feu Philémon, leur cadet, mon congénère était particulièrement doué, il n'avait pas spécialement ambitionné de faire carrière. Son décès prématuré a laissé chez nous, ses proches, un goût d'inachevé car le potentiel était réel. À contrario, c'est sur le terrain de la cour de l'école d'Application d'Akébé ville que Félix soulevait les acclamations d'un public au sein duquel figuraient des riverains d'origine Camerounaise.

Ces derniers vivant à Petit Paris, prenaient place derrière le but côté "Hôtel Migolet". Ce sont eux qui trouvèrent des similitudes de style de jeu entre le jeune Félix et Fondoko un de leur ancienne idole du football Camerounais. C'est ainsi que Felix BITHOUGAT a été surnommé par eux FONDOKO. Ce surnom, assurément porte-bonheur, lui a ouvert les portes du championnat d'élite (CAPO, NDELLA...) et la sélection nationale du Gabon, AZINGO NATIONAL. Lycéen, mes rapports avec Paulin BITHOUGAT vont se doubler d'une autre filiation en l'ayant eu comme Professeur d'espagnol en Tle.

Là aussi, je puis attester avoir eu droit à un très  bon enseignant tant par sa posture (toujours bien mis avec ses lunettes vissées sur la tête), sa pédagogie (transmission claire du cours) et son implication dans la vie même de l'établissement  (le Lycée d'Etat de l'Estuaire). Fonctionnaire en exercice au Ministère des Affaires Etrangères, un troisième type de relation s'est constitué entre mon ainé, mon Professeur et moi. C'était notamment lors de certaines commissions mixtes et la  négociation d'accords nécessitant une traduction en langue  espagnole.

Paulin BITHOUGAT avait toujours répondu présent à chaque fois que le Département avait besoin de son expertise et, cela, sans jamais marchander ses prestations. Et voilà que courant mars 2020 avant le confinement, nous nous sommes retrouvés par  hasard dans la boutique de la station Total des 3 quartiers face à l'église Saint André.

Il était accompagné de deux amis et me présenta à eux. Il leur conseilla même de prendre mon contact en leur disant "c'est mon petit frère. Il est aux affaires étrangères. Il peut vous être utile pour votre projet"..... Au même moment est arrivé un autre aîné, Max Loukoumou, ancien musicien à qui il confia qu'il  l'admirait lorsqu'il était jeune au regard de son style vestimentaire et de son succès auprès des filles.

L'ouverture de ces archives suscitait des rires de la part de nous tous.

Nous avons partagé un verre ensemble avant de nous séparer en nous souhaitant évidemment le meilleur. Ce jour-là, je n'ai perçu aucun signe de défaillance, ni physique ni moral, de mon cher Aîné Paulin BITHOUGAT.

L'annonce de son décès est pour moi un choc de forte magnitude émotionnelle. Il m'est donc dur de réaliser qu'il s'en est allé le grelot à la bouche, sans avoir tout dit tant il avait encore beaucoup à apporter aux siens....

Paulin BITHOUGAT était un être exceptionnel, un Aîné qui s'accommodait mal de toute forme de barrière. Il aimait la vie. Il aimait les autres. Son décès confirme à nouveau que les étoiles ne sont que filantes.

Repose en paix Grand frère

ADIEU

Guy Christian MOUNGUENGUI, Militant de la qualité de la vie, Défenseur de la dignité humaine. Partisan du bonheur partagé.

LE COURONNE PAULIN BITOUGHAT

Cette nouvelle faucheuse, en provenance de Wuhan, a cru vous éteindre à jamais!

Mais, j'ai écouté l'audio du pasteur qui a vécu vos dernières heures dans la prière et la douleur,

Votre nom à la maison du peuple,

Lu la lettre de l'ambassadeur d'Espagne au Gabon, adressée à notre Rachel; l'article que vous a consacré un canard de la place avec un titre sous forme d'interrogation qui glace le sang; le coup de gueule d'un syndicaliste connu; les témoignages d'une retraitée, des proches et de cette communauté hispanophile gabonaise éplorée que vous avez scientifiquement inspirée et qui a la ferme détermination de vous accompagner dignement à l'image  de ''HISPANIGAB es P. BITOUGHAT''.

Devrais-je encore m'interroger sur l'homme et son œuvre?

Je fais partie de ceux qui ne vous ont pas connu physiquement mais je fais partie du département que nous avons en commun. Et c'est à dessein que je choisis d'écrire dans la langue de Molière et non dans celle de Miguel de Cervantès, pour que même celui qui apprend à lire, lise pour apprendre à vous connaître et que celui qui vous connaît, vous connaisse davantage au travers des écrits d'un inconnu devenu un connu, petit frère, grâce à la dimension de l'homme que vous... êtes! Tel un Simon de Bolívar ''El Libertador de las Américas'' qui, au crépuscule de sa vie,  malheureusement, passa de vie à trépas dans l'anonymat. Toi, tu passes ''de vie à vie'', plus vivant que jamais!

Grand, ton universalité n'est plus à démontrer.

"Les morts ne sont pas morts", chez nous. Alors, t'es là, dans cette subtilité langagière d'éloignement et de proximité concomitants sans tenir compte de la distanciation sociale.

Tu es couronné et nous, des cohéritiers de cette richesse.

Restons chez nous! Dibotio guivunde (Merci grand).

NDINGA MAYOMBO, Département de Castillan à la Maison des Curricula.

ENTRE BRUJOS

Si lo oyeras, mi brujo, (así nos llamábamos, a veces) hubieras  llorado, tu’, tan humilde, no te gustaban los honores, ahora, debes aceptar  los testimonios de aquellos quienes manifiestan tanto la grandeza de tu obra profesional, como el hombre  bueno, generoso, amable, sonriente,...

Oh Paulino mío, los grandes  dolores son mudos...

¡Agradezco a todos quienes saben con maravillosas palabras pintarte!

El Héroe.

Celeste descanso Caballero.

Nicole NZUE OBAME, Inspectora en la IGS, Libreville.

 

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Acte 2 : https://www.savoirgabon.com/2020/10/hommage-a-paulin-bithougat-acte-2.html

Acte 3 : https://www.savoirgabon.com/2020/10/hommage-a-paulin-bithougat-acte-3.html

Acte 4 :https://www.savoirgabon.com/2020/10/hommage-a-paulin-bithougat-acte-4.html

Acte 5 : https://www.savoirgabon.com/2020/10/hommage-a-paulin-bithougat-acte-5.html

 

 

 
Hommage à Paulin Bithougat (Acte 1)

Téléphone : (+241) 074 79 10 22 / (+241) 060 00 02 60

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